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Mais que se passe-t- il au PSG ?

Le PSG version Qatari, depuis 2012, c’est 4 titres de champion de France (2013 – 2014 – 2015 – 2016), 2 coupes de France (2015 – 2016), 3 coupes de la Ligue (2014 – 2015 – 2016) et 4 trophées des champions (2013 – 2014 – 2015 – 2016) soit 13 titres au total en seulement 4 années.

Soit un beau palmarès national avec une présence régulière parmi les 8 clubs européens de la Champion League. De beaux motifs de satisfaction n’est-ce pas ?

Alors pourquoi toute cette agitation aujourd’hui au sien du club depuis l’été 2016 ?

Le Départ de l’ancien entraîneur, Laurent Blanc, conjuguée avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Unai Emery, auréolé de 3 Europa League de suite (2014 – 2015 – 2016) avec son ancien club le FC Séville semble avoir perturbé le bel équilibre passé de l’équipe première.

En effet, l’objectif de la conquête à tout prix de la Champion League fixé lors du rachat du club en 2012 par la direction du PSG est à l’origine de changements importants lors de l’intersaison à l’été 2016 suite au nouvel échec de la saison dernière en quart de finale.

A la conquête du Graal

En effet, la direction n’a pas regardé à la dépense afin d’acquérir les joueurs nécessaires et l’entraineur idoine pour enfin atteindre cet objectif suprême dès 2017 !

Mais si nous listons les 12 derniers gagnants de la Champion League, on retrouve les clubs suivants par date de victoire et avec entre parenthèses leur année de création suivi du nombre de League des Champions gagnées :

  • 2016 – Real de Madrid (1902) – 11 League des Champions
  • 2015 – FC Barcelone (1899) – 5
  • 2014 – Real de Madrid
  • 2013 – Bayern de Munich (1900) – 5
  • 2012 – Chelsea (1905) – 1
  • 2011 – FC Barcelone
  • 2010 – Inter Milan (1908) – 3
  • 2009 – FC Barcelone
  • 2008 – Manchester United (1878) – 3
  • 2007 – AC Milan (1899) – 7
  • 2006 – FC Barcelone
  • 2005 – FC Liverpool (1892) – 5

Soit 40 League des Champions remportées par 8 club seulement !

Une organisation sans faille

Le constat des 12 derniers champions est sans appel.

La mainmise sur l’Europe passe d’abord par une régularité en championnat national ; qui passe elle-même par une organisation interne sans faille et stable depuis son Président jusqu’aux footballeurs en passant par l’ensemble des salariés du club.

Ce qui est essentiel dans le foot, c’est l’équipe première. Les responsables quant à eux doivent rester dans l’ombre. Ce principe doit être appliqué à tous les étages du club. Et les postes clés doivent être occupés par des professionnels du football habitués à travailler sous la pression du très haut niveau.

Tout le monde au club, quelle que soit sa fonction, doit mettre ses compétences au service du groupe. Et le groupe doit se mettre au service des qualités de chacun.

Mais pas que car le succès final passe aussi par l’alliance du talent, de la technique et de la discipline (Johan CRUYFF). L’argent est un élément important mais il doit venir en second lieu.Il n’a pas encore réussi a acheté la coupe aux grandes oreilles.

J’en veux pour preuve les grandes équipes comme Real Madrid, Barcelone, Bayern Munich, AC Milan ou Manchester United qui ont été 8 fois champions sur les 12 derniers trophées.

En effet ces équipes possèdent toutes un noyau dur de joueurs issu de leur centre de formation ou qui jouent au club depuis de nombreuses années. Ces joueurs, qui ont en eux l’ADN du club, apportent toujours quelque chose de plus.

La structure pyramidale est souvent à privilégier car elle permet de définir le rôle de chacun au sein du club et où chacun doit jouer pleinement son rôle et uniquement son rôle.

Ainsi le jour où les joueurs doivent être remplacés, ce processus doit se dérouler en collaboration entre les différents acteurs du club concernés (dirigeants – directeurs sportifs -entraîneurs). Les nouveaux joueurs prennent la place des partants poste pour poste ou bien avec quelques aménagements organisationnels sur le terrain. Mais c’est sur le long terme et non dans l’illusion d’un jour qu’il faut apporter ces changements.

Une histoire à écrire et le facteur temps

Tous les champions d’Europe ont écrit l’histoire du foot pour en faire partie aujourd’hui. Et l’histoire ne s’écrit pas à court terme. Il n’y a qu’à voir l’ancienneté des 12 derniers champions d’Europe pour se rendre compte du facteur temps dans cette réussite.

De plus, la ville doit faire partie intégrante du club comme le club doit faire partie à part entière de la citée. Car il est important que les supporters puissent se sentir comme faisant partie de leur club.

Cette histoire doit donc s’inscrire dans la continuité en matière de philosophie générale comme dans le jeu, en matière d’effectif, de politique, de ressources humaines, d’encadrement, des joueurs jusqu’à l’entraineur.

De plus, l’entraineur doit savoir gérer les différentes sensibilités des joueurs venant d’horizons différents (pays et culture). Car son travail est de trouver un langage unique mais compréhensible par tous pour les emmener vers le même objectif : le meilleur résultat possible.

Le travail en équipe et la communication

Même si le monde a bien changé, il n’en reste pas moins qu’il y a toujours quelques fondamentaux à respecter si le club veut atteindre le sommet mais surtout s’il souhaite y perdurer.

Aussi pour gagner il faut créer les conditions nécessaires qui passe par les autres car on n’a aucune chance d’y arriver seul.

Car même si on ne peut être bon tous les jours, à chaque match, l’important réside dans le fait que l’on soit utile aux autres et donc à l’équipe.

« Car s’il faut des champions pour gagner des matches, il faut une équipe pour gagner un championnat » (Michaël Jordan).

Manager une équipe revient à s’occuper d’une somme de détails. Aussi il faut commencer par réduire les petites fautes car en général ce ne sont pas les grosses fautes qui posent problème, mais bien les petites. S’attaquer aux petites fautes doit être le premier travail du coach. Et s’entraîner avec les joueurs permet de mieux identifier ces fautes et de pouvoir réagir de façon adéquate.

Car en finalité les joueurs sur le terrain ne sont que le reflet de l’état d’esprit de leur coach et de leur direction.

Aussi il est important d’être dans le dialogue avec ses collaborateurs et ses joueurs même si la décision finale revient au coach et à la direction. Le modèle de la réussite repose sur le partage des connaissances.

Etranges similitudes avec l’entreprise …

C’est étrange les similitudes que l’on peut retrouver entre le monde sportif et le monde de l’entreprise.

Mais c’est normal car les deux univers se ressemblent de plus en plus dans bien des domaines (finances – management – objectifs – court terme – etc).

A tel point qu’il suffit même de remplacer les mots club par entreprise et joueur par salarié.

Alors pourquoi le PSG ne s’inspire-t-il pas des méthodes qui ont fait leur preuve parmi les meilleurs clubs du monde ou des meilleures entreprises pour augmenter ses chances de succès dans la conquête de son graal ?

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